À propos
Ingénieur télécoms, développeur par passion, DevOps par vocation tardive, geek assumé
Après une prépa maths à Strasbourg — celle où on apprend surtout à ne plus dormir — j'ai atterri à Grenoble INP pour une formation d'ingénieur en télécommunications (ENSIMAG/ENSERG, spécialité Applications Réparties et Réseaux), décrochée avec une mention Bien en 2006 : mon exploit académique le plus sérieux, avant de découvrir qu'on pouvait aussi s'amuser sérieusement. Puis j'ai plongé dans le développement logiciel. Je n'en suis jamais ressorti, et je ne cherche pas vraiment à en sortir.
Depuis, j'ai navigué entre grands comptes industriels (EDF, Bull/Atos/Eviden, Thales, IBM, Orange) et structures plus petites, sans jamais lâcher le clavier — y compris pendant l'année où j'ai aussi écrit sur les jeux vidéo et l'informatique pour la presse, en parallèle : le seul métier où lire des magazines comptait comme du travail.
En 2023, un ami m'a proposé de le rejoindre pour cofonder une entreprise de tech : des solutions d'IA pour les entreprises, à trois associés (lui, son père et moi), et pour ma part sur mes soirées, mes week-ends et mes congés, puisque je gardais mon poste à côté. Spoiler : un four monumental sur le plan business. J'y ai appris qu'on peut parler d'IA avec beaucoup d'aplomb sans forcément savoir en faire (l'assurance étant souvent inversement proportionnelle à la maîtrise technique), et que certaines personnes ont avec la vérité un rapport que je qualifierais de créatif. Les premiers doutes sont venus de discours très optimistes que les chiffres avaient du mal à suivre. Puis nos salariés ont tiré la sonnette d'alarme, en me signalant des problèmes de communication et des versions qui changeaient d'un jour à l'autre. Les réunions d'associés qui ont suivi ont viré au désastre, avec en point d'orgue cette perle : mieux valait ne rien acter par écrit, parce que l'écrit, « c'est toujours mal interprété ». Comble de l'ironie, il me l'a dit par écrit. Traduction : un accord oral vaut exactement la parole de celui qui l'a donné. Ici, pas grand-chose. J'ai fini par quitter le navire, en y laissant plusieurs dizaines de milliers d'euros (la seule levée de fonds de l'aventure, à sens unique et depuis ma poche) et des centaines d'heures non payées.
Et pourtant, c'est l'expérience qui m'a le plus appris sur le plan humain, et qui m'a offert des relations d'une richesse incroyable. D'abord une de nos salariées, devenue ma meilleure amie, que mes associés ont remerciée avec toute l'élégance dont ils étaient capables, c'est-à-dire aucune, quand ils ont compris qu'elle ne croyait plus à leurs belles histoires. Au passage, ils ont essayé de nous monter l'un contre l'autre. Raté. Ensuite des proches au soutien sans faille, qui m'ont tenu debout quand tout tanguait. Et bien sûr, cette expérience m'a permis d'éliminer de ma vie les relations qui n'en valaient pas la peine (« C'est un échec, il faut en tirer les conclusions » me disait justement un de mes associés, sans avoir conscience que j'allais appliquer ce conseil à notre relation...). Leçons retenues : ne pas confondre amitié et confiance aveugle, et tout mettre par écrit. Toujours. La meilleure faillite de ma vie, en quelque sorte.
Après l'aventure de la cofondation, retour à un modèle économique éprouvé : un contrat de travail écrit et un employeur qui verse un salaire à date fixe. Business plan validé, sans levée de fonds. Depuis octobre 2026, je suis donc Senior DevOps Engineer chez Bull, sur la mission où j'étais déjà en prestation. Mes pods redémarrent tout seuls, mes pipelines passent au vert (parfois), et mon contrat est enfin à durée indéterminée : de toute l'infrastructure, c'est l'élément le plus stable. ISAC Informatique (nouvel onglet) est en sommeil, comme mes week-ends de freelance. Le CV rassemble tout ça en détail, si les tableaux vous parlent plus que les blagues.
En dehors du travail, les choses sérieuses commencent : un homelab qui tourne en continu (la panne, c'est mon terrain de jeu), un peu de domotique, beaucoup de veille techno, et une manette qui chauffe pas mal non plus — jeux de course, city builders, Civilization (avec un FPS de temps en temps, pour décompresser), des Lego... trop de Lego... beaucoup trop de Lego (et des CaDA, et des Mattel Brick Shop...), et de longues soirées de jeux de société (Terraforming Mars, Miniville...). J'engloutis aussi des bandes dessinées, surtout franco-belges, à un rythme qui inquiète ma bibliothèque — force à vous, BESTÅ, BILLY et KALLAX. Et il n'y a pas que dans les jeux de course que je maltraite des volants, puisque je suis également un pratiquant assidu du badminton, au sein du club de la Tronche (nouvel onglet), dont je suis également le trésorier et le webmaster — il fallait bien que quelqu'un compte les volants perdus et mette à jour le site.
- Diplômé du département Télécommunications de Grenoble INP (ENSIMAG / ENSERG), spécialité Applications Réparties et Réseaux, mention Bien (2006).
- Plus de 20 ans à faire tourner du code en développeur, tech-lead et DevOps, entre grands comptes et structures plus petites.
- Ex-rédacteur pour JeuxVideo.com et PCWorld.fr, et bidouilleur increvable : homelab, domotique, veille techno.
- Lecteur compulsif de bande dessinée, surtout franco-belge.
- Joueur invétéré : jeux de course, city builders, Civilization, Lego, jeux de société (Terraforming Mars, Miniville...), badminton.
- Localisation
- Grenoble, France